Le mildiou de la tomate
Leveillula taurica et Oidium neolycopersici sont les deux agents responsables de l'oïdium de la tomate. Les maladies des légumes, comme l'oïdium, sont toujours difficiles à maîtriser du fait de leur épidémiologie souvent à caractère explosif. Elles nécessitent donc une protection suivie de la culture, dès lors que différentes conditions sont favorables à leur développement.
Oïdium de la tomate
Il s'agit de deux champignons parasites obligatoires, dont le cycle biologique est assez mal connu :
L'oïdium touche les tomates sous-abri, dans toutes les zones de productions, Leveillula Taurica se développe essentiellement en période estivale, alors que O.neolycopersici peut être présent toute l'année. En conditions favorables à son développement, c'est une maladie difficilement contrôlable.
Les modalités de pérennisation d'une saison à l'autre de l'oïdium sont encore mal connues. Il semblerait que les deux agents puissent se maintenir via différents moyens :
La dissémination des spores en cours de culture est assurée par le vent. Les courants d'air et les opérateurs dans les serres peuvent être des vecteurs de la maladie.
Réaliser un vide sanitaire et désinfecter les structures avant l'implantation d'une nouvelle culture. Eliminer toutes les adventices susceptibles d'être des hôtes potentiels du champignon.
Suivre l’évolution de la maladie (Bulletin de Santé du Végétal ou autre dispositif d’informations) et réaliser un suivi régulier des parcelles.
Objectif visé : protéger les plants le plus tôt possible, une fois déclarée la maladie est difficile à contrôler. Des traitements préventifs sont indispensables en pépinière et en cours de culture durant les périodes à risque et restent le moyen de lutte le plus efficace.
Stratégie de lutte : les programmes de traitements seront définis en fonction du contexte local afin d’adapter au mieux le positionnement des fongicides. En période à risque, le délai entre deux traitements ne devra pas dépasser les 7 à 12 jours selon les produits utilisés. Veiller à alterner les modes d’action des fongicides pour prévenir les risques de résistances.