Trouver le bon compromis entre dates de semis des orges d’hiver et choix variétal
Les dates de semis doivent être choisies en fonction des exigences physiologiques des variétés retenues.
Semis précoces des orges d’hiver
Semis tardifs des orges d’hiver
La précocité de l’orge d’hiver par rapport au blé est un atout de la culture : cela permet d’étaler les travaux de récolte et d’échapper à l’échaudage dans les sols caillouteux et séchants. Son cycle de développement est plus rapide que celui du blé, le tallage est plus long et plus important, la montaison est plus courte et la maturation, plus précoce.
L’orge étant plus sensible que le blé aux fortes températures intervenant au moment de la formation des grains, on pourra semer tôt de façon à avancer la période de remplissage du grain.
Attention toutefois à ne pas semer trop tôt les variétés précoces, car les conséquences pourraient être lourdes :
- dégâts de gel d’épis sur les variétés très précoces à montaison ;
- risque de verse et de développement des maladies sur les variétés les plus sensibles ;
- contamination des plantes par des virus transmis par les ravageurs d’automne (JNO).
On sèmera tard les orges d’hiver lorsque les conditions climatiques ont été limitantes et ont pénalisé les structures de sol. L’orge est en effet plus sensible que le blé à l’anoxie racinaire (manque d’oxygène lié à une mauvaise structure ou un excès d’eau).
Un retard au semis d’un mois se traduit par un retard d’une semaine seulement à l’épiaison et moins de cinq jours à maturité (ce qui rapproche aussi la culture de probables périodes plus échaudantes).
L’orge d’hiver est plus sensible au froid que le blé. On évitera donc les semis tardifs pour que le tallage, stade de plus grande résistance au froid, soit atteint avant la période des fortes gelées.