Le contexte réglementaire
La gestion de l’eau est encadrée par un dispositif réglementaire volontariste porté au niveau national par le ministère de l’écologie et en régions par les comités de bassins des 6 agences de l'eau.
Pour gérer de façon responsable les ressources en eau, il est indispensable de bien connaître le cycle de l’eau et notamment de distinguer eaux de surface et eaux souterraines. Petit rappel de notions de sciences de la Terre.
| Eaux de surface | Eaux souterraines | |
| Usages principaux | - Habitat des organismes aquatiques - Recharge des eaux souterraines localement (gouffres, dolines) - Production d’eau potable (30%) | - Réserve pour la production d’eau potable (70%) - Recharge lente des eaux de surface en été |
| Normes de qualité | - Normes écotoxicologiques par substance (PNEC, NQE…) - Normes de potabilisation (2 µg/l) | - Norme eau potable de 0,1 µg/l pour toutes les substances actives - Normes de potabilisation (2 µg/l) |
| Périodes à risque pour les transferts | - Périodes d’orages au printemps et à l’automne - Variables selon les régions | Périodes de recharge des nappes en automne et en hiver |
| Temps de transfert des substances depuis la parcelle | De quelques jours à quelques semaines suivant les dernières pluies après un traitement | - Dépend du type de sols et de leur profondeur - De quelques semaines à quelques années |
On distingue deux cycles de l’eau : le grand cycle, celui qui existe depuis que la Terre existe, et le petit cycle, qui correspond à la domestication de l’eau par l’homme (captage, traitement, distribution, assainissement).
Le grand cycle de l’eau comporte les étapes suivantes :
A noter que :
65% des précipitations qui arrivent au sol s’évaporent,
24% ruissellent et 11% seulement s’infiltrent.
Une gestion responsable de l’eau en agriculture doit distinguer les eaux de surface, qui ruissellent sur le sol et rejoignent les rivières, des eaux souterraines, qui s’infiltrent dans le sol et le sous sol pour alimenter les systèmes racinaires et/ou recharger les nappes phréatiques.