Biologie du ravageur
Les oeufs d’hiver sont pondus sur les chaumes des céréales. Ils éclosent à la fin de l’hiver et donnent naissance à des générations de femelles parthénogénétiques, d’abord aptères puis ailées.
Celles-ci vont coloniser peu à peu les céréales, s’installant d’abord sur le limbe des feuilles supérieures puis se développant sur les épis dès leur sortie.
Lorsque les populations sont abondantes ou lorsque les grains atteignent le stade pâteux, des individus ailés apparaissent en quelques jours, quittent la culture et créent de nouvelles colonies sur des graminées encore vertes (comme le maïs).
A l’automne, le raccourcissement de la durée du jour et l’abaissement des températures induisent la formation d’individus sexués dont les femelles produiront les oeufs d’hiver.
Lors des hivers doux, S. avenae se maintient sous forme parthénogénétique sur les céréales d’hiver et diverses autres graminées.
Plantes hôtes :
La phase de développement sur l’hôte primaire (du genre Rubus) a été le plus souvent abandonnée et l’espèce peut être considérée comme monoécique, inféodée aux graminées et principalement aux céréales (blé, avoine, orge, seigle, dactyle, maïs).