Le cycle du sclérotinia
Comprendre le cycle du sclérotinia, c’est mieux le contrôler !
En France, le colza représente la première tête de rotation avec autour d’1,5 millions d’hectares implantés. 1,3 millions d’hectares reçoivent au moins un traitement anti-sclérotinia. En effet, il s’agit de la maladie la plus préjudiciable pour le colza. Elle apparaît à la floraison et une fois installée les dégâts sont irréversibles. Il en résulte une perte de rendement pouvant aller jusqu’à 50%.
Les sclérotes
, responsables de la maladie, sont stockés dans le sol où ils passent l’hiver. A la floraison, les spores produits vont contaminer la plante. Réduire le stock de sclérotes dans le sol permet de diminuer le volume de spores émis.Pour cela, il existe plusieurs options :
Il est également possible d’utiliser des microorganismesConiothyrium minitans (en pré-semis.) sur plusieurs campagnes, réduire le risque de sclérotinia Ces derniers se nourrissent des sclérotes, permettant ainsi de sur la culture et les parcelles voisines.
Une bonne stratégie chimique anti-sclérotinia se base sur deux éléments importants :
Leurs performances techniques justifient les 1 100 000 hectares traités par an avec les SDHI en colza. Lors de leur utilisation, il est important de suivre les recommandations suivantes :
Une résistance a été constatée mais uniquement en conditions de laboratoire et s’est stabilisée dans le temps. Tous les SDHI sont à considérer de la même manière car il existe des résistances croisées : en 2016 et 2017, 163 sites ont été étudiés :
Si les recommandations d’utilisation sont suivies, alors l’
efficacité des SDHI est
maintenue tout comme les gains de rendement. plusieurs essaisEntre 2012 et 2017, BASF a réalisé efficacités, dont 38 ont révélé contenir des souches résistantes. Les modalités testées comportaient du boscalid associé à du metconazole (21 essais) ou du boscalid associé à de la dimoxystrobine (17 essais).supérieures ou égales aux efficacités de référenceLesgains de rendement supérieurs ou égaux à ceux de référence de ces combinaisons sont , mesurées avant la détection de la résistance. De plus, ces associations génèrent des , mesurés avant la détection de la résistance.
Les SDHI ont donc encore de bonnes raisons de rester le pivot de la protection contre le sclérotinia du colza !