Le grand cycle de l'eau
Pour gérer de façon responsable les ressources en eau, il est indispensable de bien connaître le cycle de l’eau et notamment de distinguer eaux de surface et eaux souterraines.
La gestion de l’eau est encadrée par un dispositif réglementaire volontariste porté au niveau national par le ministère de l’écologie et en régions par les comités de bassins des 6 agences de l'eau. En France, conformément à la directive cadre européenne sur l’eau de 2000, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006 a fixé des échéances (2015, 2021, 2027) pour parvenir au « bon état » des masses d’eau. Un objectif qui passe par la mise en place de plans d’actions concertés au niveau des territoires ruraux, notamment pour la protection des zones de captage d’eau potable prioritaires.
Depuis 50 ans, la politique de l’eau française a évolué au travers de trois lois successives :
A la base, une part importante de la réglementation française est issue des directives européennes et notamment de la directive cadre sur l’eau, qui a été transposée en droit français en 2004. La directive impose pour la première fois une obligation de résultat : parvenir à une amélioration progressive du « bon état » des masses d’eau pour 2015, puis 2021 et 2027.
Modification de plusieurs codes (environnement, collectivités territoriales, santé publique…) :
Depuis 1992, des périmètres de protection autour des points de captage doivent être établis par les administrations locales (procédure DUP) pour assurer la sécurité sanitaire de l’eau. Les périmètres proches (immédiat et rapprochés) visent la protection contre les pollutions ponctuelles et accidentelles. En 2006, Ce dispositif a été complété avec l’instauration des zones soumises à contraintes environnementales (ZSCE) visant à lutter contre les pollutions diffuses.
A l’issue du Grenelle de l’Environnement, une liste de 500 captages prioritaires
La liste des captages Grenelle et l’état du chantier à retrouver sur le site du ministère de l’Ecologie a été établie par les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture (530 établis en 2009, élargissement à 1 000 prévu en 2015). Répartis sur toute la France, ces captages sont considérés comme les plus menacés par les pollutions diffuses agricoles, notamment par les nitrates et les produits phytosanitaires. Le dispositif de protection qui leur sera appliqué est pour l’essentiel celui prévu dans les zones soumises à contraintes environnementales (ZSCE).
L’eau potable fait l’objet de nombreuses exigences de qualité avec plus de 50 paramètres surveillés. Des seuils ont ainsi été fixés pour un certain nombre des substances chimiques, dont les pesticides. La teneur par substance phytosanitaire doit être inférieure ou égale à 0,1 µg/l et celle pour la somme des substances ne doit pas dépasser 0,5 µg/l. Il s’agit d’une norme très stricte si on la compare à limite de qualité autorisée pour le plomb ou pour l’arsenic (10 µg/l).