Bords de champ réservés aux auxiliaires et aux pollinisateurs
Recherche d’une régulation naturelle des grosses altises avec Tersilochus
Les bords de champ jouent-ils un rôle dans la régulation des grosses altises ? Pour évaluer les services écosystémiques des itinéraires agroécologiques une bande fleurie a été semée en bordure de la parcelle d’essai. Elle sert de refuge aux insectes auxiliaires « utiles ». Le plus efficace d’entre eux est l’hyménoptère parasitoïde Tersilochus microgaster. Selon Johanna Villenave-Chasset, l’entomologiste du laboratoire Flor’insectes qui a suivi les essais, Tersilochus peut parasiter jusqu’à 60% des larves d’altises au printemps, en reprise de végétation. L’effet sur la régulation s’observe l’année suivante avec une diminution des émergences de grosses altises.
Zone refuge pour les insectes pollinisateurs
L’objectif est de favoriser le retour de Tersilochus, de suivre la dynamique de population sur plusieurs saisons. « Ce sujet est prospectif et passionne les agriculteurs, car ils veulent éviter de traiter, témoigne Sylvain Coudreuse. Notre idée est qu’en théorie, tout ravageur doit pouvoir être régulé naturellement. Terres Inovia réalise aussi un état des lieux des auxiliaires à plus grande échelle. L’insecte est peu présent dans les comptages. Les recherches sont à poursuivre. »
Les bords de champ contribuent aussi à l’alimentation des pollinisateurs, dont les abeilles, lesquels ont un rôle important dans la qualité de la production et les rendements